Pendant la Révolution française, Joseph Fouché était un homme politique qui a joué un rôle clé dans le renversement de Robespierre. Napoléon Bonaparte était l'un de ses rares amis et très peu d'ennemis. L'écrivain autrichien Stefan Zweig (1881-1942) dresse un portrait brillant de ce personnage important dans une langue vivante. "Fouché", le "bouffeur de sang" de l'abattoir de Lyon. Le ministre de la police de Napoléon et de Louis XVIII. Le survivant qui a perdu sa boussole morale. Balzac avait peut-être raison de qualifier Joseph Fouché de "personnage le plus intrigant de son siècle sur le plan psychologique". Quand Zweig l'a surnommé "un homme politiquement extraordinairement brillant", il a peut-être eu raison. Cela ne le rend pas pour autant sympathique. Il était le prototype du caméléon politique, dépourvu de convictions personnelles, s'adaptant rapidement à chaque évolution politique et assurant ainsi sa propre survie, ainsi que le pouvoir et l'argent. Joseph Fouché, peut-être encore plus que Machiavel, devrait être étudié par tous ceux qui s'intéressent à la politique aujourd'hui." Biographie : Stefan Zweig (1881-1942) est né dans une famille de commerçants juifs à Vienne. Il a créé des poèmes, des récits, des pièces de théâtre et des essais, qui ont tous été brûlés par les nazis en 1933. Il a résidé à Salzbourg de 1919 à 1934, puis s'est installé en Angleterre et au Brésil en 1941. Ses œuvres épiques, comme ses miniatures historiques et ses ouvrages biographiques, l'ont rendu célèbre. Il met délibérément fin à ses jours à Petrópolis, au Brésil, le 23 février 1942.