Au cours des années 1950-1970, l’aménagement du centre-ville et des autoroutes d’accès au cœur de Montréal ont provoqué des conséquences néfastes, dont la démolition de milliers de vieux logements et la relocalisation de locataires à faibles revenus, sans compensation adéquate. Cette transformation urbaine a été exaspérée par le fait que la majorité des locataires délogés absorbaient les coûts sociaux, tandis que le marché immobilier récupérait les bénéfices; un cas inéquitable de répartition de richesse collective. En réaction aux projets de grandeur qui ne profitaient pas aux classes populaires, des citoyens, francophones et anglophones, se sont mobilisés pour former le RCM (Rassemblement des citoyens et citoyennes de Montréal). Ce parti politique a pris le pouvoir de novembre 1986 à novembre 1994. Durant ses deux mandats, le RCM a mis de l’avant une « politique de consultation publique » pour inclure les citoyens moins nantis dans le processus de décision. Le RCM a accordé une très grande importance à l’élaboration d’outils de planification urbaine tels que le « Plan d’urbanisme » et le « Règlement de zonage ». Ce livre présente en détail les expériences du RCM à ces égards. Aussi, il propose de comparer la Politique de consultation publique du RCM avec l’expérience de Porto Alegre. Cet ouvrage explore également la question de la compensation aux citoyens soulevée dans un projet de développement appelé « Overdale », en comparant l’expérience de la transformation de ce quartier populaire avec un cas similaire à Santa Monica.