Quatre approches ou thèses pour une meilleure compréhension de l’Apocalypse Avant même d’aborder le développement de ces thèses, demandons-nous ‘‘En quoi ces approches peuvent nous aider à arriver à une meilleure compréhension de ce livre?’’ Répondons qu’elles se révèlent très utiles pour nous aider à souligner les nuances qui se trouvent dans l’interprétation de certains passages de l’Apocalypse et le déchiffrement de la plupart des symboles. Ces thèses se nomment généralement: « idéaliste, prétériste, historiciste et futuriste. » De quoi, s’agit-il ? La thèse idéaliste . [1] Pour les tenants de cette thèse, tout est symbolique et mystérieux dans l’Apocalypse. De cette tendance se relèvent Clément d’Alexandrie et Origène. En fait, le livre de l’Apocalypse représente symboliquement le grand conflit entre le bien et le mal. Ce message s’applique à toutes les périodes de l’histoire. On peut en tirer des leçons du passé pour vivre le présent avec obéissance et assurance tout en préparant l’avenir. C’est un livre qu’il faut lire avec sérieux en tenant compte de son contexte littéraire. - La thèse prétériste . (De praeter, avant) voit dans l’Apocalypse des événements antérieurs au règne de Constantin. Ainsi, elle limite l’Apocalypse au rang d’un simple manuel d’histoire des trois premiers siècles de l’Église. Heureusement, cette thèse n’a presque plus de défenseurs aujourd’hui. Jean écrit pour encourager les chrétiens de son époque, persécutés sous l’empire Romain. Cependant, la plupart des prophéties bibliques ont une application immédiate aussi bien que future. La lecture de ce livre doit encourager les chrétiens de tous les âges autant que ses premiers lecteurs par les images fortes de la souveraineté de Dieu. - La thèse historiciste . [2] Ses tenants adaptent l’Apocalypse aux circonstances contemporaines. On cite généralement dans cette école les noms de John Wycliffe, de Joseph Mède et d’Isaac Newton. L’Apocalypse présente la persistance du mal tout au long de l’histoire de l’humanité en portant ses lecteurs à discerner derrière les changements de noms, la même rébellion contre Dieu. La thèse futuriste . Ce quatrième groupe se fonde sur le fait que l’Apocalypse est tout à la fois une révélation et une prophétie. Les prophéties divines, avancent-ils, éclairent le présent d’un jour nouveau, sur la toile de fond de cet avenir bien programmé. Les événements actuels prennent donc un relief saisissant. Jean, dans l’Apocalypse, exception faite pour les trois premiers chapitres, est en train de décrire, de façon textuelle, les événements eschatologiques qui doivent précéder le grand jour de la parousie.