Des décennies après leurs indépendances, plusieurs Etats africains croupissent toujours dans le sous-développement le plus abject. Les chances d’épanouissement des populations ont vite été anéanties par les différents régimes légués ou soutenus, jusqu’à ce jour, par les puissances (néo) coloniales. Mais, malgré leur incapacité à sortir leurs concitoyens de la misère, ces régimes s’accrochent à la tête des Etats par tous les moyens. La résistance déployée par leurs adversaires ne parvient pas à stopper leurs appétits d’éternisation. Au contraire, ils se revitalisent et confortent davantage leur longévité par le biais de la reproduction sauvage. Finalement, que faut-il faire pour mettre ces ordres éternitaires d’Afrique hors d’état de nuire ? La réponse propose par la présente réflexion est La troisième Voix. Il s’agit d’une alternative qui émerge après l’échec des dirigeants éternitaires à offrir le sourire aux populations et aussi, après le constat de l’incapacité des oppositions à imposer leur offre de salut national. La Troisième Voix est l’option de la transformation des sociétés civiles en force politiques plus puissantes, combattantes et impactantes, bâties sur des piliers, des stratégies communes et des valeurs citoyennes solides. Trans-partisanes et trans-ethniques, ces sociétés civiles devraient cibler prioritairement la défense du bien-être des populations à travers la police des politiques publiques et du jeu politique. Une telle approche d’engagement citoyen fructifierait l’éveil et la mobilisation politique des en-bas d’en-bas. Les dirigeants éternitaires feraient ainsi face au dilemme suivant : soit ils changent, soit les peuples les changent