Guidés par la huppe de Salomon, les oiseaux, métaphore de l'âme, partent en quête de l'Etre suprême, Sîmorgh, oiseau mythique, manifestation visible du Divin. Par-delà sept vallées, du Désir, de l'Amour, de la Connaissance, de la Plénitude, de l'Unicité, de la Perplexité, du Dénuement et de l'Anéantissement, seuls trente oiseaux parviennent au bout du chemin. Ils ne trouvent en Sîmorgh que le reflet d'eux-mêmes (sî morgh signifie " trente oiseaux " en persan), car la divinité, en réalité invisible, se manifeste dans le coeur, miroir de l'âme. Les âmes oiseaux comprennent alors qu'il faut s'anéantir soi-même, mourir pour renaître, devenir rien pour devenir Tout. Chaque oeuvre est accompagnée d'un commentaire de Michael Barry, professeur et chercheur en langues et civilisations musulmanes à l'université de Princeton, consultant auprès de la fondation de l'Aga Khan, éclairant la compréhension des oeuvres reproduites et du poème.