Ces deux recueils antithétiques et indissociables, parus en 1558 et composés lors du séjour romain de Du Bellay, sont nés d'une même expérience du temps.Le poète des Antiquités - trente-deux sonnets à la mémoire d'une ville morte et de son illustre passé - chante la grandeur de Rome mais aussi sa fureur belliqueuse, son appétit de conquête et sa folie guerrière qui l'ont conduite à sa perte.Dans les Regrets, longue plainte composée de cent quatre-vingt-onze sonnets, Du Bellay avoue sa déception face à la Rome moderne, qui étale ses laideurs avec cynisme.Dérivant sans cesse vers le passé, le poète de la Pléiade éprouve l'inconsistance du réel et le pouvoir dévastateur du temps. Ces deux recueils antithétiques et indissociables, parus en 1558 et composés lors du séjour romain de Du Bellay, sont nés d'une même expérience du temps. Le poète des Antiquités - trente-deux sonnets à la mémoire d'une ville morte et de son illustre passé - chante la grandeur de Rome mais aussi sa fureur belliqueuse, son appétit de conquête et sa folie guerrière qui l'ont conduite à sa perte. Dans les Regrets, longue plainte composée de cent quatre-vingt-onze sonnets, Du Bellay avoue sa déception face à la Rome moderne, qui étale ses laideurs avec cynisme. Dérivant sans cesse vers le passé, le poète de la Pléiade éprouve l'inconsistance du réel et le pouvoir dévastateur du temps. Né à Liré en 1522, étudiant en droit, Joachim Du Bellay se passionne très tôt pour les recherches des humanistes. Il rencontre Ronsard en 1547 et entretient avec lui des relations littéraires écrites. Atteint de surdité en 1550, il passe quatre ans à Rome puis revient à Paris où il meurt subitement au début de 1560.