Cet ouvrage s’inscrit dans une double perspective, redéfinir le projet ayitien comme proposition d’une nouvelle façon d’être dans le 21e siècle et relancer dans son sillon l’utopie du nouveau monde torpillée par le colonialisme, à l’heure de ce qui nous parait être un certain éveil de conscience au sein même de notre puissant voisin, les Etats-Unis par la coalitition qui a amené Biden au pouvoir et au niveau de l’Europe par le président français annonçant et prenant acte que la domination occidentale tire à sa fin. Il est clair que ces deux séquences participent d’une même cosmovision, celle des Hopis : sortir l’humain des races comme le papillon s’élève de la chenille pour mettre fin à ces siècles honteux d’esclavagisme, de colonialisme, de racisme, de fascisme et du capitalisme déshumanisant. Non pas l’humain au sens matérialiste et raciste, mais l’humain au sens ayitien de l’homme-Loa, qui englobe l’homme dans son ensemble comme un élément à la fois de la nature et de la cosmogonie.