Ce livre est une douce offrande. Un geste d’amour. Un hommage. L’amour s’y présente matrice et demeure, pour le poète et sa muse. Il devient omniprésence qui ordonne la page, pulsation où s’harmonisent la grâce des sentiments et le parfum du savoir. La femme aimée, dans ces pages, n’apparaît pas simple destinataire d’un poème : elle devient le continent d’amour (pour répéter Philoctète) sur lequel le poète se reconstruit après les saisons déchues. Elle est la boussole du naufragé, la douce rive d’un exil intérieur, la voix qui ramène le vent au cœur de la flamme désirée. « Ton corps, violoncelle des jours bénis, joue une symphonie en l’honneur de notre éternité. »