Ania, la quarantaine, professeur dans le sud de la France, souffre d’un mal de vivre depuis l’adolescence. Née en Algérie, elle est arrivée en France encore bébé avec son oncle Mehdi, qui va l’adopter. Un peu plus tard, il lui racontera que ses parents sont morts dans un accident de voiture. En grandissant, elle n’accepte pas cette explication. Passionnée d’histoire, elle lit beaucoup sur la guerre d’Algérie et pense que son oncle lui cache la vérité. Lorsqu’elle a quinze ans, il consent à la lui révéler : ses parents ont été exécutés par l’armée française pendant la guerre, avec une partie de leur famille et la plupart des habitants de leur village.À compter de ce jour, elle n’a qu’une obsession : retrouver l’officier français responsable du massacre. Malgré son mal-être, elle va trouver l’amour avec Philippe et avoir des enfants. Sa santé mentale toujours fragile la conduira cependant à des conduites déviantes et au divorce. Pensant y trouver une forme d’apaisement, elle part en Algérie à la recherche de son passé. Elle rencontre le bel Adel qui partage avec elle la même histoire douloureuse. Une passion naît entre les deux quadragénaires.Mais ses recherches n’aboutissent toujours pas. L’assassin des ses parents reste introuvable, peut-être même est-il mort ? Alors qu’elle n’y croyait plus, elle croise par hasard la route de celui qu’elle recherche depuis des années et qu’elle tient pour le responsable de tous ses maux. À partir d’une histoire documentée qui suscite toujours les passions, l’auteur nous confronte à la parole des bourreaux et victimes et au thème universel de la banalité du mal. Quelques avis de lecteurs :« Une fois dans l'histoire on a envie de connaître la suite. Il y a des très belles images notamment à l'arrivée en bateau et de la fenêtre de la chambre du "vieux" à la fin. Le livre se lie facilement, le style est agréable et fluide malgré un sujet délicat. Bravo ! » Anne« Je voulais vous dire beaucoup de bien de votre livre, et puis le temps passe. Je l'ai lu très vite car passionnant autant que surprenant et dur. Belle histoire cependant. Il fait partie de ces écrits qui restent en mémoire, en noir... et blanc heureusement. Chapeau ! Et merci. »Joël« Dès que je l’ai commencé, je ne l’ai plus lâché ! J’ai appris aussi beaucoup de choses sur la guerre d’Algérie qu’en fait je ne connaissais pas vraiment. L’écriture est très soignée. J’ai aussi bien ri à certains passages avec des expressions que je ne connaissais pas. »Alice« … Une trame romanesque autour de cette quête identitaire d'Ania qui veut à la fois connaître les sources de son origine et comprendre les origines de la violence et du mal en tentant de retrouver le bourreau de ses parents. On ne peut qu'être touché par le sort d'Ania qui subit trois fois la mort de ses parents…Étant sensible tout autant à la forme qu'au fond, j'ai trouvé ce roman bien écrit avec ce mélange d'épithètes judicieusement choisis… la tension finale provoquée par le dévoilement des identités, la confrontation dramatique ainsi que le rebondissement final … font du dénouement, un beau moment. »Antony« J’ai dévoré votre roman il m'a passionné de la première à la dernière page. Navrée d’apprendre toutes ces atrocités faites à ces malheureux innocents. Mon père est né à Oran en 1904 et tout le monde s’entendait bien. Merci pour ce bon roman. » Marie-Louise« … Voilà un personnage nouveau dans le paysage sociétal post-colonial français ! De part son origine, sa formation, son éducation voire son instruction ce personnage est très original parce qu'ambigu voire schizophrène. Et c'est cette schizophrénie, que cette femme porte en elle et dont elle est consciente, qui apporte une lecture nouvelle de nos souvenirs post-coloniaux algériens. »Loïc