S’il m’était demandé de citer deux domaines qui ont connu des changements considérables dans la vie de l’homme pendant le vingt et unième siècle, je nommerais probablement le domaine des Sciences appliquées et celui de Relations humaines. Depuis la nuit de temps, l’homme s’est engagé dans un combat contre nature. Ses recherches reculent d’avantage l’ignorance de l’homme et son génie créateur donne naissance à une technologie qui réduit les limites de l’imaginable. Les secrets de la cellule biologique sont pénétrés au point de rendre possible les manipulations biologiques ; les distances au niveau des pays et des continents sont réduites à tel point que l’on parle de “village global ou village planétaire ”, et l’informatisation des activités ouvre des horizons nouveaux dans le développement des peuples. Au niveau des relations humaines, des progrès notables sont faits avec le développement de l’outil informatique ; il n’est plus forcément important de se voir physiquement pour tisser des relations avec les peuples d’autres coins du monde, grâce à la prolifération des réseaux sociaux ainsi que d’autres systèmes de communication plus sophistiqués. Malgré ce tableau presque parfait, l’on sait que dans son vécu quotidien, le commun de mortels ne vit pas heureux. Des rapports démontrent en effet que, dans certaines familles, des enfants sont abusés par leurs propres parents. Les abus dépassent même le cadre familial et sont monnaie courante dans la communauté. Les forts abusent des faibles, les gouvernants abusent pour leur part des gouvernés, les voisins s’ignorent, la nature même est détruite au point de provoquer ce qui est appellé “global warning” ou réchauffement du globe terrestre. En réalité, l’homme perd son identité de «animal social» pour devenir un animal sauvage. Chacun est victime d’abus causés à la fois par le système et par son semblable.